De l'importance du journal de bord tchèque 2
2ème journée:
C'est frais et dispo que je me réveille en ce deuxième jour sans savoir l'enfer qui allait m'attendre. Pourtant la journée commençait bien avec un petit dejeuner des plus complets où se mélangeaient pétales de maïs soufflés et charcuterie. Le soleil au beau fixe dès le début de la journée je découvre alors l'objectif à l'horizon sans penser aux marches qui allaient barrer ma route.
C'est alors que j'ai compris pourquoi cette ville avait gardé son architecture de l'ancien temps: pour que les gens découvrant la ville ne se méfient pas de cette route en constante montée. Histoire de rendre l'exercice plus mesquin encore, un choix est proposé à tout voyageur pour atteindre le château: prendre les escaliers ou bien la route pentue. C'est l'ombre dont bénéficie les escaliers qui aura choisi pour nous et s'enchaînent ainsi les marches (qui il faut le reconnaitre sont, pour une fois, adaptées à la longueur de mes pas).
Je passe ici la beauté du paysage, la grandiosité des lieux, la magnificence des locaux: pas que cela soit irréel mais la réalité est qu'une nouvelle epreuve attends alors tout voyageur. En effet, alors que le point culminant semblait être atteint, il n'en est rien et la route semble une nouvelle fois pentue vers le prochaine objectif qu'est une réplique miniature de notre chère tour eiffel. Malheur à toi qui souffre des genoux, le supplice sera long et douloureux. Seule la beauté du paysage permet alors de tenir et de vouloir en voir plus.
Mais le calvaire n'est pas fini, une fois arrivé en bas de la tour encore faut il la monter rajoutant ainsi à la fatigue un vertige que même un beau paysage ne peut contenir. Paradoxe de cette montée sans fin, je ne me souviens pas être descendu à un moment comme si les routes ne connaissaient qu'un sens.
Mais Prague est une ville qui sait récompenser l'effort et alors que la journée poursuit son cours et que le soleil comment à s'éclipser, le bon voyageur a droit à un concert dans une église aux milles couleurs ainsi qu'à un fast food bien meilleur que dans nos chères contrées. Si cette deuxième journée est apparu comme étant difficile, la réalité l'était encore plus...mais mon corps souffrant n'en regrette aucune seconde (aller savoir pourquoi).
3ème journée:
C'est en priant pour une route plate que je commence cette troisième journée. Le somptueux paysage de la veille n'a pas changé et cette journée va être constituée d'une multitude de découvertes dont voici la liste:
- Les habitants de Prague ne connaissent pas le 93 et semble avoir toute confiance dans le bon sens des gens pour ne pas toucher un piano datant du XV.
- En parlant d'instrument, les tchèques sont friands du piano-girafe et du violon-trompette.
- Quand, pour dejeuner dans un parc, un touriste prend deux bagels, dites lui de commencer par celui avec du bacon histiore de se boucher les artères dès le début.
- Les musées de Prague ne proposent pas que des instruments et des oeuvres de Kafka...ma vision du corps humain et des possibilités qu'il offre est changée à tout jamais.
- La meilleure langue dans un pays étranger est encore celle du doigt pointé.
- La seule ambassade armée est celle des Etats Unis (mais ce n'est pas vraiment une découverte).
- Il faut se méfier du chemin empruntée par la guide et toujours vérifier sinon il est possible de se perdre...
Au final, les beautés du paysage se succèdent, le temps passe bien trop vite et il flotte dans l'air déjà comme une atmosphère de départ. Pourtant, je viens à peine d'arriver et je suis très bien ici si l'on enlève les routes pentues. C'est possible de rester quelques jours de plus?