De l'importance du journal de bord tchèque
Ceci est extrait d'un journal retrouvé derrière un siège d'avion à côté d'un sac à vomi non utilisé...
1ère journée:
J'ai toujours eu le vertige. La peur du vide, de la hauteur, des secondes qui sépareront ma chute du contact de mon corps avec le sol implacable. Pourtant l'avion ne m'a jamais dérangé, au contraire, l'impression de pouvoir voler, de savoir qu'il suffit de deux bons gros moteurs pour pouvoir aller au delà des nuages là où les plus hautes tours ne sont plus que des brins d'herbes.
Aussi c'est assez sereinement que j'attendais patiemment le décolage de l'appareil en charmante compagnie vers un pays dont je ne connais au final que le nom, ce dernier se pretant à plus d'un jeu de mot. Comme prévu, l'avion a décolé, a volé puis s'est posé. Comme prévu, nous sommes sortis, avons récupérés nos bagages et avons pris un bus puis un metro (tellement plus propre que notre cher metro national) afin d'arriver en plein milieu de la capitale praguienne où nous attendait notre hôtel.
Que dire de cette première journée en pays étranger? Ma première surprise fut l'absence d'une langue nationale. Bien sur elle existe mais chaque habitant/touriste semble être venu en ville avec son propre bagage linguistique. Le français, l'allemand, le tchèque, le polonais, le russe, le coréen, le chinois, le japonais et tant d'autres langues encore se mélangent dans une harmonie des sons où miraculeusement tout le monde semble se comprendre. Fort heureusement d'ailleurs car je découvre bien rapidement mes lacunes en tchèque, cette langue où semble avoir été banni mes si chères voyelles au profit d'une multiplication des consonnes (j'imagine alors la finale du tournoi régional des chiffres et des lettres).
Mais à peine le temps de se poser et de manger que, précédée par ma guide de charme, je découvre une ville ensoleillée aux couleurs hétéroclites (et hop un mot compliqué de casé). Ainsi slalomons nous entre les groupes de touristes dans des quartiers qui exciteraient plus d'un ted mosby. A défaut d'apprécier leur talent pour les cimetières où s'accumulent les tombes penchées, j'apprécie les facades du quartier juif et leurs horloges aux aiguilles si particulières et malgré une fatigue due à un sommeil bien trop court, je laisse mes jambes avancer dans un monde que je ne connais pas sans la moindre hésitation.
Sans s'en rendre compte, le soleil poursuit sa route quotidienne et après quelques heures de marche aggrémentées d'une bonne petit glace il est déjà temps pour le duo dynamique de trouver de quoi se nourir avant de pouvoir se reposer. Crainte habituelle en pays étranger, la nourriture est pourtant délicieuse et je multiplie rapidement les délices gustatifs à bas prix regrettant de ne pouvoir trouver des amuses gueules dans nos contrées françaises.
Comment cette première journée s'est elle finie? Je ne m'en souviens plus...j'ai le vague souvenir d'être allongé sur mon lit à l'hôtel, de voir mon portable affichant les 21h15 et ensuite le trou noir. J'imagine avoir fait encore des centaines de choses, je n'ose m'imaginer me couchant à une telle heure où même les retraités festoient encore.
P.S: toutes mes excuses pour cette absence prolongées, il me fallait juste assez de temps pour obtenir mon master 1. Je vais tacher d'être plus présent à l'avenir.