De l'importance du journal de bord tchèque 3

Publié le par murray

4ème journée:

En ce dernier jour, je me lève (et je te bouscule...mais en fait tu ne te reveilles pas parce que tu es réveillée depuis bien plus longtemps et que tu cries une nouvelle fois famine à mon oreille endormie) et je comprends que mes 4 jours de vacances de cet été touchent déjà à leur fin.

Il va falloir en profiter jusqu'au bout aussi après un dernier déjeuner frugal nous repartons, ma guide de charme et moi découvrir la nouvelle ville de Prague (du XIVème siècle, d'où le nom de nouvelle ville...). C'est encore une fois sous un soleil chaleureux que nous parcourons les rues à la recherche de musées où même les chats peuvent entrer, d'architecture moderne, d'ancienne mosaïques et de police conduisant des smart. Pourtant alors que mon accompagnatrice me raconte une nouvelle fois l'histoire de ces beaux lieux, mon esprit ne peut s'empêcher de divaguer sur ces derniers jours et le bien qu'ils m'ont fait. Nostalgique comme pas deux, j'en suis déjà à sentir le départ proche et à regretter de ne pouvoir rester dans ce pays si acceuillant. Je songe même à demander la naturalisation en échange du peu que je pourrais apporter à cette ville: les quelques voyelles de mes nom et prénom (histoire que les lieux deviennent prononçables).

Mais chronos n'est pas de mon avis et la journée semble passer encore plus vite qu'en temps normal et il est déjà temps pour les deux touristes de rejoindre l'aéroport, de beaux souvenirs en tête et avec tout sauf l'envie de rentrer.

Alors que l'avion en est à la moitié de son vol de retour, bougeant aux grés des vents, ma guide s'endormant sur mon épaule pour un repos bien mérité après toutes ses explications des quatre derniers jours, je tourne ma tête vers le hublot tel l'acteur principal d'un film américain, songeant à ce qu'il s'est passé depuis le début du film, prêt à bondir de son fauteuil et à demander au pilote de faire demi-tour.

Mais je ne l'ai pas fait, déjà parce que la fille du héros dormait sur mon épaule donc pas besoin de retourner à Prague pour aller la chercher (d'autant plus qu'elle m'aurait crié dessus si je m'étais levé), ensuite parce qu'on m'aurait cru terroriste et ça fait tâche sur les dossiers de master 2 qui m'attendent sagement à la maison.

C'est donc en regardant le hublot que je dis un dernier au revoir aux sandwichs tchèque, aux groupes de touriste, aux églises, aux marionnettes, aux couronnes tcèques, aux rues en pente, aux gardes impassibles et à l'acceuil chaleureux dont est apparement pourvu tout ce qui vient des pays de l'est...

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
<br /> merci pour ce joli texte<br /> <br /> <br />
Répondre