De l'importance du problème du marcheur

Publié le par murray

Le monde aurait il sombré dans la peur? Les catastrophes et atrocités de ce début d'année auraient elles rendu la population craintive de leur prochain? Oui bien évidement mais en réalité la peur de l'autre est bien plus ancienne et se manifeste en permanence. L'exemple le plus concret est sans doute celui des marcheurs.

Je défie quelqu'un de me montrer deux personnes ne se connaissant pas (oui parce que sinon c'est plutôt logique et encore...) et marchant côte à côte. Cette impossibilité physique est en réalité juste un problème social. Tout le monde a aujourd'hui peur des autres, même quand ils marchent dans la même direction, vers un but commun.

Certais diront que tout le monde ne marche pas à la même vitesse et oui c'est vrai mais ce n'est pas toujours le cas aussi bien pour les hommes que les femmes. La seule différence entre les sexes vient du fait que, le plus souvent, les femmes auront tendance à réduire leur allure alors que les hommes auront tendance à accélérer. Mais la peur se découvre quand on se rend compte qu'une fois une distance de sécurité acquise, la vitesse des deux marcheurs étrangers se stabilise, l'écart n'augmente plus, comme si la corde reliant les deux avait atteind sa limite de tension.

Rien de raciale dans cette peur, on la retrouve aussi bien pour deux personnes ayant la même couleur de peau, que si leur couleur est différente. De la même manière cela concerne aussi bien les grandes personnes que les petits, les maigres comme les gros, les vieux et les jeunes.

Le malheur arrive quand il n'y a pas de possibilité d'avoir une distance de sécurité avec l'étranger. Quand la foule fait que l'on ne peut plus s'éloigner, que l'escalator est rempli et qu'on ne peut plus avancer. Chacun y va de sa méthode alors: certains consultent frénétiquement pour la 4ème fois leur montre, d'autres relisent des anciens textos, certaines se regardent dans leur miroir de poche, d'autres ferment les yeux bougeant au son de la musique qui parvient à leurs oreilles. Toutes ces méthodes pour un seul but: fuir l'autre.

Cette réaction est typiquement humaine: les animaux de la même espèce auront toujours tendance à se rapprocher, quitte à plus tard se battre il est vrai mais pas avant d'avoir renifler son confrère (je tiens pas à se que tout le monde se renifle...).

Je sais pas où et comment va aller le monde dans les mois et peut être années qui vont suivre mais ça serait sûrement la première chose à changer: imposer les contacts, les bonjours aux inconnus.

 

P.S: Cela dit que l'on ne vienne pas m'emmerder avec un sondage sur la taille de mes sous vêtements ou sur ce que je pense de la mort.

P.S.2: XL.

P.S.3: la mort c'est pas bien, bouh la mort c'est mal...

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A
<br /> pour le P.S. 2 tu as du être bien content d'écrire ton article APRES avoir fait les boutiques, sinon tu ne l'aurais pas su ;-)<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> ...oui c'est vrai<br /> <br /> <br /> <br />