De l'importance du maquillage

Publié le par murray

Mes chers lecteurs, et oui je m'adresse ici à ma clientèle masculine, j'ai découvert récemment un monde au dela de tout ce que vous pouvez imaginer. Ce monde est petit, à peine la taille d'un magasin, et pourtant il s'agite comme la plus productrice des fourmilières: ce monde porte le nom de Séphora.

Tel Bernard de la Villardière invité chez les seigneurs du grand banditisme (et tout cela la chemise ouverte et les mains dans les poches), j'ai pu visiter ce monde féerique dédié au dieu Consommation et sa femme Paillette et je m'en dois de vous en faire le récit.

La première chose qui vous frappe en découvrant ce nouveau monde est son odeur ou plutôt ses odeurs: flotte dans l'air un mélange de parfums de tout genre. Y résulte une odeur qui attaqua mes pauvres narines non habituées. Je ne sais pas si une quelconque magie est utilisée pour cela mais en résulte un parfum à la fois doux et fort, corsé et simple, fruité. On distingue parfois une fragrance avant qu'elle ne disparaisse au profit d'une autre.

Une fois habitué aux senteurs ce sont les yeux qui s'actionnent. Ce nouveau monde semble avoir son propre soleil, chaque mur émettant une lumière intense comme s'il devenait possible de bronzer en quelques instants. La population semble être exclusivement féminine, seuls le gardien de la porte d'accès ainsi qu'un consultant (lui même manquant un poil de virilité) donnent au lieu une image mixte.

J'ai découvert, le temps de ma visite une multitude d'objets de toute forme pour toute utilisation même si celles-ci semblaient se concentrer sur le visage de la population locale. Une population qui, tel des moustiques, semblait attirée par la lumière et guidée vers les rayons comme des bateaux au port: l'en ai conclu que l'expression phare à paupière portait bien son nom.

Ce monde est tout sauf fade, j'y ai vu plus de couleurs que jamais auparavant. Chaque couleur du spectre ordinaire avait, semble t'il, une dizaine de nuances au point que, par manque de mot, certaines couleurs se voyaient attribuées un numéro. Bien évidement, en tant que simple homme, je n'ai reconnu que du bleu clair et du bleu foncé mais j'ai taché de faire taire mon incompétence et j'ai même osé parler d'un bleu marine. Et pour chaque couleur et ses nuances, la déesse paillette a créé un dérivé on ne peut plus scintillant.

Je finis mon rapport par une étude des habitantes de ce monde: si chacune semble s'être faite greffer ce que nous appelons un sac à main au niveau de la jointure du coude, si chacune semble arborer une peau bronzée, si chacun ne semble pouvoir lever les yeux des rayons (au risque de se faire attaquer par un ours sans le savoir), ce qui m'a le plus marqué concerne leurs mains multicolores.

Dans ce monde di dieu Consommation, ce dernier semble être clément avec sa populace et lui laisse tester ses présents de toute couleur. Aussi chaque habitante semble se faire une obligation de se mettre sur le dos de la main des traits de couleurs différentes, pailletées ou ou non; en résultant une oeuvre d'art plus ou moins réussie...mais qui suis-je pour critiquer l'art d'un autre monde...

Chers lecteurs, croyez en mon expérience, craignez ce monde aux lumières chatoyantes, il n'est pas pour nous, nous est même parfois hostile et préférez lui les planètes des mania du micro ou de la Fédération Nationale d'AChats ou même la délicieuse planète Lingerie ou vous pourrez y prier les dieux Ficelle et Bustier tout en évitant de tomber dans les pièges du dieu Wonderbra.

 

P.S: pas de PS aujourd'hui.

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Commenter cet article
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<br /> les paillettes, qu'elles soient en pot ou sur le dos d'une main, t'ont finalement inspiré! et ce monde n'est pas a craindre au contraire!<br /> a quand vivras-tu l'expérience d'une main testée au rouge à lèvres...lui même encoree décliné sous plusieurs numéros =)<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> a la prochaine visite au centre peut être ^^<br /> <br /> <br /> <br />