De l'importance du journal de bord le retour 2
2ème journée:
10h00; le réveil a été difficile. Le dernier jour avant le passage à ma nouvelle année (22? 23?) s'annonce rude. Douche, déjeuner et c'est déjà le départ pour la ville de Colmar avec un esprit, il faut l'avouer, dans le coltar (cette blague a valu quelques rires). Le froid est resté mais la neige a commencé à perdre son combat contre le soleil qui pointe enfin dans le ciel.
Colmar est une ville fantôme aux premiers abords. Le doute s'installe parmi l'équipage, nous serions nous trompé d'endroit? C'est alors qu'une foule a foncé vers nous, les yeux encore pétillants d'un marché de noël artisanal, l'estomac plein de pain d'épice et bretzels, un gout de vin chaud dans la bouche, des chants de chorale encore dans les oreilles et avec plus d'argent à toucher dans leur porte monnaie.
L'équipage est alors rentré dans la gueule du loup alsacien pour y découvrir bijoux et décorations acant de diner dans un bar tapas local aux odeurs de choucroute et autres traditions de l'Est corrompu. Les kilomètres à pied s'accumulent usant nos souliers et nos esprits et seul une cathédrale m'a permis quelques instants de repos. Et pourtant que le temps passe vite, il nous faut déjà rentrer avec quelques victuailles pour un repas léger dans notre campement.
C'est sans s'en rendre compte que nous passons à la journée suivante symbole du temps qui passe et d'une vieillesse toute relative. Ce sont les bras ouverts que j'accueille les présents d'un équipafe pour lequel j'éprouve une soudaine affection et c'est avec le sourire que je me couche, un nouveau compagnon nous ayant rejoint sous la forme d'une boule noire aux yeux globuleux et aux poils hérissés.
3ème journée:
Je ne sais pas si c'est la choucroute, le froid, la neige, le champomy, les musiques de marché ou notre nouveau compagnon mais l'équipage semble être atteint physiquement, certains membres retrouvant devant leurs yeux leurs repas de la veille.
Une décision d'urgence s'est alors imposé, la neige retombant à gros flocons: il est temps pour nous de rentrer sans repasser une dernière fois par le marché d'une ville qui est aujourd'hui plus française à mes yeux que je le pensais (le voyage aura au moins permi cela). Il nous faut alors espérer que la route sera praticable et que nous n'avancerons pas à la vitesse de l'escargot pendant la période des amours céphalopodes.
La route est blanche, le paysage est blanc. Bon je l'avoue il y a une certaine logique à tout cela par temps de neige mais la vue impose une nouvelle fois le respect. Mais je commence à m'en lasser et j'espère voir apparaître le foyer pour pouvoir me blottir dans le chaleur de mon lit.
Heureusement pour nous, la route a fini par être dégagée et il ne reste plus comme difficulté que des automobilistes ayant eu leur permis de conduire dans une pochette surprise (comme le veux la tradition) ainsi que la maladie toujours présente de certains membres (qui sont pour l'occasion mis en quarantaine dans l'un des vaisseaux.
Alors que le voyage n'a que peu duré, c'est un peu plus vieux que je rentre. Avec l'âge vient la sagesse et je sens au fond de moi le début du pardon pour une partie de la France que je pensais définivement tombée aux mains de l'ennemi allemand. Ah et j'ai appris une dernière chose: c'est que....
Le journal s'arrête ici, il semble que son auteur a arraché la dernière page. Les recherches sont actuellement en cours...