De l'importance du journal de bord 5
Journal de bord, 15ème entrée:
La fin des vacances approche. Nous avons décidé avec mes compagnons de profiter de la plage une nouvelle fois, l'occasion pour moi de découvrir que ma peau a perdu de sa blancheur naturelle ce qui ne cessera jamais de m'étonner. Pendant que certains jouent aux cartes, je profite du paysage et des quelques naïades allongées ne demandant qu'un peu de crème solaire...ah si seulement je n'étais pas fainéant!
Après avoir dit adieu à plusieurs amours de ma vie j'ai été convaincu (rapidement) par un camarade de jouer au casino le soir même. Ce casino qui me nargue depuis une semaine maintenant, lointain souvenir d'une défaite passée et jamais digérée. Malgré mon calme habituel, j'ai laissé la vengeance prendre le dessus et j'ai foncé aux machines à sous accompagnés d'un billet de 20 euros...pour repartir un peu plus tard avec 20 euros et 20 centimes...J'ai battu la maison de peu mais le démon du jeu a pris le dessus et j'ai échangé 10 euros contre quelques jetons avant de me diriger vers le jeu de la boule: de 1 à 9, faites vos jeux!
Mes jetons se sont vite épuisés et j'ai alors compris que la maison allait avoir ma peau. Comme il ne me restait que 5 euros à lancer en pature au croupier, j'ai joué pour perdre: tout sur le 4. Le dos tourné à la table, j'ai attendu le verdict tel un condamné. La boule est alors tombée sur le 4, 5X7=35 euros. La chaise électrique ne m'était pas réservée ce soir...
Rapidement avant que le démon reprenne le dessus, j'ai fuis ce lieu maudit plus riche qu'au départ. La victoire est mince mais il faut parfois s'en contenter. Le rendez-vous est quand même pris: un jour, dans un an ou dans 10, nous aurons notre belle car si nous sommes à une victoire partout, la maison me doit toujours 20 euros que je compte bien récupérer avec les intérêts.
La nuit et la fatigue ont alors pris le dessus et c'est serein que je me suis endormis, le bruit des pièces dorées tombant en cascade encore aux oreilles.
Journal de bord, 16ème entrée:
Dernier jour de notre campement. Le soleil a laissé place à la pluie, les nuages ont une semaine de mauvais temps à rattraper et ils ont l'air bien décidés à prendre même de l'avance.
Nous profitons de ce mauvais temps pour préparer les valises, bizarrement plus remplies qu'à l'aller: le monde des vacances est ainsi fait. Nous profitons des derniers instants coupés du monde. Chacun sait que l'année qui arrive sera difficile, qu'il faudra se battre contre des obstacles et parfois contre soi-même. Mais l'adversité à cela de bon qu'elle révèle les plus grandes amitiés, qu'elle renforce les liens...comme les vacances et ces deux semaines passées.
Le retour dans notre vaisseau, son dernier grand voyage sera sûrement long et accablant. Il nous donnera l'occasion de se repasser les bons moments sous des musiques qui ont bercés ces derniers jours. En finissant ce carnet de bord bien trop long et pourtant incomplet de tant de bons moments, je repense à cette phrase qui veut que les voyages forment les jeunesse.
Je ne sais pas si c'est vrai mais en repensant aux dîners du camping, à la semaine orange, aux matchs qu'ils soient de volley, de rugby ou de football, à l'océan, la mer ou le lac, aux différentes langues parlées, aux parties de cartes ou même simplement à ces moments allongés dans le sable les yeux fermés et la musique dans les oreilles; enfin bref en repensant à ses moments et bien je comprends que les voyages forment les souvenirs d'une vie et que ces derniers sont bien plus précieux que n'importe quel moment (des mouchoirs sont à disposition du lecteur s'il en fait la demande).
Ici un vacancier parmis tant d'autres, en ce samedi 14 août je mets fin à ce journal de bord le coeur léger, le cerveau rempli de bons moments et prêt pour l'année qui arrive. Merci d'avoir lu mes aventures et vivement les prochaines