De l'importance du journal de bord 2

Publié le par murray

Journal de bord, 4ème entrée:

Je te maudis, oh toi Dieu du camping! Comment as tu pu?! Alors que je marchais, mon chemin a croisé celui d'une déesse. C'était comme si les hollandais avaient délaissés leur gouda et Dave pour façonner un ange. Je me souviens encore du moindre détail de son apparence, de sa belle silhouette, de son sourire éclatant...Pourquoi fallait-il que j'ai un rouleau de papier toilette à la main?! Je te maudis oh toi Dieu Lotus et ta triple épaisseur!

Je me remets difficilement de cet évènement en ce 4ème jour de notre semaine orange alors que nous gagnons l'océan sous un ciel bleu et sans nuage. Les seules prévisions sont le repos, le bronzage à foison et le test de nouveaux accessoires des mers. C'est à cette occasion que je comprends et me rappelle que l'humain, aussi avancé soit-il, n'est rien face à une vague en pleine face. Mère nature est sans pitié et elle aime le rappeler.

Je note cependant une nouvelle fois la remontée en puissance du peuple français...bon il est bardé de casquette et ajoute des "wesh" en signe de ponctuation...Le peuple hollandais et ses traditions ne serait il pas préférable en ces temps de vacances?

Autre fait marquant, la transformation continue d'un de mes camarades déjà devenu campeur en Depardieu, me demandant sans cesse si "on n'est pas bien la" et si j'ai ramené le picrate...Je dois avouer rester méfiant mais curieux de nature, j'ai hate de voir vers quels mutations il pourra aboutir.

 

Journal de bord, 5ème entrée:

Le temps est plus que maussade en ce 5ème jour de notre périple estival et pourtant dans nos têtes résonne encore les rythmes endiablés de la veille. Un concert organisé au bar tapas du coin, une guitare, un saxo et voila que les corps se sont déhanchés sur des sonorités latinos. Le calme de la journée a alors laissé place à la Passion d'une nuit étoilée où certains ne semblaient plus maîtres de leur corps et même mes camarades ont cédés à la tentation de ces danses tribales. Bien évidement, j'ai su résister aux chants des sirènes pour pouvoir raccompagner mes compagnons à notre abri mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier le spectacle.

En ce 5ème jour, le temps manquant de clémence, nous avons fait des achats aux échoppes locales avant de revenir nous reposer quelque peu au bord du lac admirrant les nouvelles techniques de séduction de notre autochtone préféré.

C'est alors que nous nous sommes vu proposés une partie du sport local: le beach soccer. Bien que très atrayant, nous avons vite compris notre erreur car si nous maitrisions plus ou moins le côté soccer, le côté beach nous a une nouvelle fois rappelé que Mère nature était perverse. Bilan: une nouvelle défaite face à l'Allemagne mais un rattrapage avec une victoire du collectif face à nos compatriotes.

Alors que nous comptions profiter d'un repos bien mérité, moi déjà une sucette au cola à la bouche, quelqu'un lança l'idée d'un beach rugby: une offre que nous ne pouvions refuser malgré la fatigue. Et si Mère nature est vengeresse, Père rugbyman n'est pas en reste. Pour résumer cette rencontre où la triche allemande a fait parler d'elle, je dirai que nous avons pris cher notre maman. Cependant au delà des blessures, griffures, genoux déboités et autres côtés broyées, nous avons défendus avec honneur notre belle patrie. J'espère qu'elle nous sera reconnaissante demain quand nos corps meurtris demanderons qu'on les achèves.

 

Journal de bord, 6ème entrée:

Dieu courbature n'est pas clément ce matin...Heureusement pour nous le poulet roti du midi fut d'un grand réconfort avant l'évènement de la journée: le tournoi de beach volley. Un peu d'honnêteté s'impose: on a perdu type "Coupe du monde 2010" mais l'esprit était la et cela nous a permis de rencontrer un peu plus la populace locale. Les amitiés deux jours avant le départ se sont créées et les rires ont fusés.

Le diner s'est alors fait autour d'une bonne platrée de pates bolognaises avant un concert des moins mémorables. On retiendra donc au delà du gout amer de la défaite de belles rencontres et enfin des noms à mettre sur des visages.

 

Journal de bord, 7ème entrée:

Cette dernière journée de la semaine orange a été placée sous le signe de la digestion de la défaite mais aussi de la plage avec observation du vol de la patrouille de france: un ballet somptueux des parades amoureuses des F16, de quoi voir partir nos impôts en fumée avec le sourire.

Enfin, je dis observation mais ce n'était pas le cas pour tous puisque l'un de mes compagnons dont je vais taire le nom est tombé sous le charme du massage au monoi d'une vahiné locale.

La soirée et la nuit qui ont suivi ont permis de faire nos adieux à nos nouveaux amis indigènes, les larmes ont été versés, les bises faites et le monde a continué sa route pendant que nous dormions quelque peu. Une nouvelle fois je dis nous mais le même compagnon que précédement est resté aux aguets une partie de la nuit, poursuivi par une indigène alcoolisée en manque d'amour: croyez moi, c'est assez impressionnant.

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