De l'importance de l'ombre

Publié le par murray

Je le reconnais, je suis une personne d'habitudes. Certains n'aiment pas ces choses la, moi je les savoures. Attention je ne dis pas pour autant que je n'aime pas les surprises où les évènements organisés à la dernière minute; je dis juste que j'aime mes petites habitudes.

Cela va du reveil difficile le matin accompagné de la plainte lancinante au saut du lit jusqu'à la bonne résolution du soir concernant le fait de se lever plus rapidement le matin...J'aime avoir un emploi du temps prévu à l'avance, savoir ce que je vais faire de ma journée et de ma soirée.

Et avec la fin de l'année, on rentre sûrement dans la période où les habitudes sont les plus importantes: on commence à prévoir les fêtes de fin d'année, préparation des cadeaux (à condition d'avoir l'argent pour ça), chez qui on va manger pour noël, pour le nouvel an.

Et puis au delà de ça, les cours continuent. Les habitudes du matin avec le trajet en bus ou en voiture, les maisons devant lesquelles on passe tous les jours: rien de monotone la dedans, les decors changent un peu, les arbres perdent leurs feuilles et les rues se pavent d'un blanc neigeux.

Je suis une personne d'habitudes et pourtant j'en redoute une. Elle approche doucement, pas à pas, jours après jours. Elle rôde autour de moi me sussurant qu'elle n'attend que moi. Je vois son ombre qui grandit le jour comme la nuit. Je sais qu'elle est inévitable et pourtant j'espère au fond de moi qu'elle ne viendra pas cette fois.

Parfois je me dis que ma vie est comme un film de Shyamalan: une personne ordinaire à qui il arrive parfois des choses extraordinaire et à la fin, tout bascule pour une fin encore plus bizarre ne voulant rien dire. Et voilà que mon semestre se finit et qu'arrive les habituels examens, cette ombre qui ne veut rien dire, ce contrôle ne portant que sur une partie d'un semestre passé à travailler. Je sens les examens qui approchent, ils ne sont déjà plus qu'à deux semaines de moi et je sens déjà ce mélange d'encre et de sang qu'ils vont faire couler pendant quelques jours.

Je vois déjà les cachets d'aspirines pris par les étudiants bossant toute la nuit, les feuilles transformées en fiches de révision, les listes des étudiants autorisés à comparaître devant un professeur le noeud au ventre et la bouche seche.

L'examen est la plus étonnant des habitudes: elle vient toujours au même moment et pourtant on se sait jamais comment elle va se dérouler et ce qu'il va en résulter. Ce qui m'inquiète, c'est que plus les films de Shyamalan passent, et plus ils sont mauvais....

 

P.S: petit conte de noël: En allant travailler, je suis tombé sur deux chaussures abandonnée près d'un magasin, dans le froid. En rentrant chez moi le même jour, elles étaient un peu plus loin. A chaque fois que je passe à cet endroit, elles ont avancé un peu plus. Jusqu'où iront elles? Si quelqu'un a une idée concernant le fameux mystère des chaussures qui marchent toutes seules, prévenez moi s'il vous plait.

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